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L’épais volume qui sort aujourd’hui rassemble les cahiers de pension, brouillons de romans, journaux de prison et lettres. Et Le Passe-peine laisse loin en arrière les oeuvres précédentes. L’itinéraire secret de la toute jeune fille, ses prises de conscience et ses rébellions, ses élans et ses rognes sont relatés avec une prodigieuse économie de moyens. D’une prison à l’autre, elle s’invente un style qui forme bientôt le tissu intime de la moindre expérience. Dominique Rolin, Le Point (1976) -------------------------------------------------------------------- A la différence de ses romans, les journaux et lettres de prison d’Albertine Sarrazin donnent très peu de détails réalistes sur la vie carcérale : elle note ses réflexions, en psychologue et en moraliste. C’est donc une bonne chose de publier ces textes : ils prouvent que l’auteur de La Cavale et de L’Astragale était possédée par l’écriture, avant ses démêlés avec la Justice et indépendamment de ceux-ci. Dominique Fernandez, L’Express (1976)
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| Le passe-peine |
